Interview de Arnaud Mercier


www.roller-epam.com : Arnaud, sans revenir trop en détail sur ton parcours déjà détaillé dans la rubrique « Historique » du site, comment es-tu arrivé à pratiquer ce sport ?
Arnaud : Par simple hasard, la petite ville de Pibrac dans laquelle j’habitais comptait un club de Roller. (A l’époque, on disait encore « Patin à roulettes » car les patins en ligne n’étaient pas encore revenus à la mode). Mon frère a débuté par la vitesse. Puis une section Artistique s’est ouverte, il a souhaité essayer et j’ai suivi !

www.roller-epam.com : Alors pourquoi es-tu resté dans ce sport peu connu ?
Arnaud : D’abord, j’avais 6 ans et à cet âge là, on ne sait jamais trop ce qu’on veut faire ! J’ai donc arrêté après une année et j’ai essayé d’autres sports : le Foot, (comme tous les garçons de mon âge) mais aussi le Tennis. Mais cela me manquait vite. Mon père était un peu agacé que je change d’idée tous les 3 mois alors il m’a dit : « Si tu veux refaire du patin, d’accord, mais c’est définitif, tu ne me demanderas pas de changer de sport une nouvelle fois dans 6 mois ! ». Il avait raison, on a besoin d’être un peu dirigé à cet âge là, sinon on change d’avis pour un Oui ou pour un Non. Au collège, mon professeur de sport était Guy Novès, c’est l’entraîneur actuel du « Stade Toulousain » en Rugby. Alors j’ai fait du rugby avec le collège et cela me plaisait vraiment beaucoup. Mes copains étaient tous très étonnés que je puisse être passionné de Patinage Artistique et de Rugby à la fois ! Pourtant, c’était le cas. Enfin, pour revenir à la question, je suis resté dans ce sport parce que après en avoir essayé d’autres, c’était vraiment celui qui me plaisait le plus.

www.roller-epam.com : Mais qu’est-ce qui te plaisait dans le Patinage Artistique sur roulettes ?
Arnaud : C’est vraiment un sport complet qui te procure tout ce que tu peux rechercher : la vitesse, les sensations fortes, le côté spectacle ... et puis quand tu y penses quel sport fait appel à autant de qualités : l’équilibre, la souplesse, la force, la détente, la vitesse, la coordination, l’expression corporelle ... C’est forcément plaisant et passionnant, non ?

www.roller-epam.com : Et pourquoi pas du patinage artistique sur glace ?
Arnaud : Ah ! celle-ci revient souvent de question! J’ai essayé la glace mais c’est un autre univers, ... beaucoup plus froid ... comme la glace ! Sans plaisanter, il est vrai que j’étais assez sensible au froid et je n’aimais vraiment pas tomber sur la glace étant petit. Mais avec un œil d’adulte aujourd’hui, cela ne m’attire pas davantage car, d’une part, la médiatisation apporte à mon sens plus d’inconvénients que d’avantages à la vie d’un sportif. D’autre part, en patinage sur glace tu ne peux réussir autrement que par les cours particuliers, c’est un sport très couteux et très individualiste. On a pas du tout les mêmes habitudes à roulettes.

www.roller-epam.com : OK, alors explique nous pourquoi ce départ en Italie ?
Arnaud : Cela n’a pas changé depuis 20 ans, les Italiens sont les meilleurs au monde dans notre discipline ! Je suis devenu un vrai passionné de patinage artistique et lors de mes premiers championnats d’Europe, j’ai mesuré l’avance que les Italiens pouvaient avoir sur nous ! J’ai commencé à faire des stages en Italie et je suis vraiment tombé amoureux de ce Pays ! J’adore l’Italie, le mode de vie Italien, la mentalité Italienne, l’alimentation, je me sentais chez moi dès que j’étais là-bas. Alors prétextant surtout l’utilité d’apprendre une troisième langue à mes parents, j’ai demandé à partir en Italie pour terminer mes études. J’ai eu la chance qu’ils me le permettent.

www.roller-epam.com : Tu avais quel âge quand tu es parti là-bas ?
Arnaud : Je n’avais que 16 ans ! C’était un peu difficile au début car je ne parlais pas un mot d’Italien et je ne connaissais personne. Il fallait que je fasse mes courses, que je fasse à manger, que je lave mon linge, que je fasse le ménage, que je m’entraîne et que je fasse mes devoirs ! C’était pas triste ! Mais cela m’a beaucoup fait murir bien entendu !

www.roller-epam.com : Tu as laissé derrière toi un club et un entraîneur, comment cela s-est-il passé ?
Arnaud : C’était je crois ma plus grosse déchirure. Je ne quittais pas vraiment mes parents qui restaient toujours mes parents et je rentrais chez moi à chaque vacances scolaires. En revanche, j’avais une très grande admiration pour mon entraîneur, Pascal Eberlin, et j’avais beaucoup de peine à le quitter. Mais malheureusement, j’avais des conditions d’entraînement épouvantables à Toulouse :
-Des salles trop petites et pas chauffées
-Pascal ne nous entraînait que 2 fois par semaine car il devait tourner dans tous les clubs de Midi-Pyrénées et nous ne pouvions pas nous déplacer là où il allait car chaque club était indépendant.
Mais aujourd’hui, je considère toujours Pascal comme mon entraîneur et je le présente toujours ainsi à mes élèves !
Pour ce qui est de mon ancien club, il s’est petit à petit effondré après mon départ en quelques années et il est aujourd’hui fermé ! Je garde simplement de très bons souvenirs passé avec mes copains et copines de l’époque comme Audrey Catarina, Jérôme Monadier etc ...

www.roller-epam.com : Et finalement, pourquoi es-tu rentré en France ?
Arnaud : Contraint et forcé par mes parents ! J’étais Bilingue depuis déjà 2 ans mais je ne voulais plus rentrer et mes parents se fichaient pas mal de mon avenir de patineur, ils pensaient surtout à mes études et à mon avenir professionnel. Ils me répétaient tout le temps que ce n’était pas le patin qui me ferait vivre plus tard. Pourtant ...

www.roller-epam.com : Justement, tu as fait des études dans le commerce international et dans le Management pour te retrouver au final Entraîneur National de Roller Artistique ?
Arnaud : A force de me répéter que je ne pourrai pas vivre de mon sport, forcément, j’y ai cru ! Il est vrai que ce n’est pas donné à tout le monde et qu’il faut être vraiment motivé pour y parvenir. En fait, j’ai continué mes études à Paris mais j’ai lancé Epam en 1997 et rapidement, (en moins de 3 ans), Epam comptait déjà 10 clubs ! Dès lors, il n’était plus possible de faire autre chose, alors je me suis lancé à fond dans ma carrière d’entraîneur ! C’était un très gros risque. Mon père n’était pas du tout d’accord. J’ai passé le brevet d’état du premier puis du second degré, puis j’ai postulé auprès de la Fédération qui a attendu 8 ans avant de me proposer un contrat en CDI.

www.roller-epam.com : Parlons un peu d’Epam puisque c’est quand même le sujet principal de l’interview. Comment tu as eu cette idée ?
Arnaud : En fait, c’est un mélange de plusieurs choses. D’une part, je me disais que si on voulait rivaliser un jour avec les Italiens, il fallait d’abord que nous ayons un vivier de patineurs plus important. C’est pour cela que je souhaitais créer plusieurs clubs. J’espérais convaincre d’autres patineurs de mon époque d’en faire autant mais j’étais le seul assez fou pour relever un tel défi. Je me disais aussi qu’en France il était impossible d’avoir assez de créneaux d’entraînement pour faire du Haut Niveau dans une ville. Au maximum, tu obtiens 10 ou 15h lorsque le club arrive à 5 ou 10 ans d’existence. C’est tout juste ce qu’il faut pour encadrer le haut niveau. Alors je me disais que plusieurs clubs pourraient se donner la main pour s’aider et permettre aux athlètes de disposer de meilleures conditions d’entraînements. Enfin, je me suis souvenu de mes années en Midi-Pyrénées ou nous souffrions tous, (les élèves de Pascal), d’être à la fois unis par notre entraineur commun mais divisés par des dirigeants de clubs qui se faisaient la guerre entre eux. Je ne voulais pas que mes élèves vivent la même chose. Alors j’ai imaginé un concept original d’un réseau de clubs à la fois autonomes et disposant chacun d’une identité propre attachée à leur commune, mais réunis par une gestion sportive commune.

www.roller-epam.com : Comment cette initiative a-t-elle été perçue ?
Arnaud : J’ai tout entendu ! D’abord, on m’a accusé de vouloir créer une Fédération parallèle ! ... Comme si j’en avais les moyens, et surtout pour quoi faire ? On a voulu me mettre des bâtons dans les roues en me disant que je ne pouvais pas appeler mes clubs « Epam » car cela signifiait « Ecole de Patinage » et que ce n’était pas une école. Cette génération de dirigeants avait peur de ce que pouvait représenter Epam. Heureusement, ces personnes sont parties et surtout, la Fédération serait aujourd’hui bien embêtée si Epam n’était pas là car le club fournit quand même une grande partie des effectifs des Equipes de France en Artistique et en Danse.

www.roller-epam.com : Justement, la réussite d’Epam n’a-t-elle pas suscité des réactions plus ou moins hostiles ?
Arnaud : En fait, c’est assez marrant. Au tout début, certains me disaient que c’était une utopie et que cela ne fonctionnerait pas. D’autres m’encourageaient, peut être sans trop y croire. Lorsque j’ai présenté mes premiers patineurs, nous étions un nouveau petit club venu dans le circuit et nous n’étions pas bien compétitifs (1999, 2000). Certains se moquaient de l’ancien champion de France qui présentait des patineurs de niveau promotionnel. Il est vrai que sans l’expérience de l’entraînement malgré tout mon vécu d’athlète et mon expérience en Italie, je n’étais pas encore très performant. (Enfin, tout est relatif, j’étais quand même dans la moyenne supérieure des entraîneurs Français).
Je me souviens encore aujourd’hui de certains dirigeants de clubs d’Ile de France qui me disaient d’un ton très paternel ou condescendant qu’Epam était un bon petit club ... de loisir.
En 2001, 2002, 2003, le regard sur nous a changé en raison de nos premiers gros résultats. Là, Epam est sorti du statut de nouveau petit club de loisir pour devenir le club en pleine expansion qui fournissaient de nombreux jeunes espoirs. Le regard sur moi a changé aussi. C’est l’époque où j’ai reçu le plus de félicitations, on me demandait des conseils, le DTN a fait appel à mes services dès 2003. Epam ne bénéficiant pas d’une grande notoriété avant cette époque, notre réussite fascinait les autres clubs mais il n’y avait pas du tout de jalousie ni d’amertume. Nous n’étions pas très soutenu par l’équipe dirigeante en place au niveau national et cela créait bizarrement un vent de sympathie envers nous. Il n’y a qu’en Ile de France que cela ne s’est pas aussi bien passé parce que la hiérarchie s’est trouvée un peu bousculée et que les clubs qui dominaient avant notre arrivée sans partage se sont retrouvés dans une situation nouvelle pour eux.
En fait, c’est depuis qu’Epam est devenu un club incontournable que les critiques et les démonstrations de jalousies sont les plus virulentes. Aujourd’hui l’équipe est vraiment forte mais je ne reçois plus de félicitations ou de compliments. C’est devenu normal pour tout le monde que nous soyons forts. En 2006, nous avons obtenu 25 titres de champion de France, c’était un record. L’an passé nous en avons quand même obtenu 19 ! Cela représente plus de la moitié des titres décernés. Pourtant l’une des seules remarques qu’on m’ait faite, c’est : « Tu as moins de champions de France que l’an passé non ? »
Moi qui était si content d’obtenir mon premier titre de champion de France en 2000 avec Epam, si j’avais su que 7 ans plus tard on trouverait que 19 titres n’était pas un bon score pour mon club ...
Ce qui m’agace beaucoup aujourd’hui, c’est les remarques du style « C’est normal, c’est Epam », comme si mes patineurs volaient un titre ou une sélection. Comme si mes patineurs étaient bien classés en championnat parce que j’étais entraîneur national. Ces personnes là oublient que les choses se sont passées dans l’ordre inverse ! J’ai du former des patineurs et avoir de bons résultats pour être reconnu puis nommé entraîneur national.
Mais bon, ce n’est pas grave, avec le temps, j’essaie de m’y faire.

www.roller-epam.com : D’accord. Est-ce que tu pourrais nous dire, à ton avis, quelle a été la clef du succès d’Epam ?
Arnaud : En fait, c’est le système qui a prouvé qu’il était efficace. Avec 11 clubs, nous avons un plus gros vivier et beaucoup de créneaux d’entraînement, (même s’il faut parfois se déplacer d’un club à l’autre pour parvenir à s’entraîner assez).

www.roller-epam.com : Peut-être, mais tu y es aussi pour quelque chose, n’importe quel entraîneur n’aurait pas obtenu les mêmes résultats !
Arnaud : J’espère bien quand même que j’y suis pour quelque chose. Je pense que ma réussite est avant tout due à ma passion pour cette discipline et au fait qu’Epam représente en fait un rêve de gamin que j’ai réussi à rendre possible. Mais à la base je le dois à mes entraîneurs et aux compétences qu’ils m’ont transmis : Pascal Eberlin, Antonio Merlo, Elvia et Mario Vitta. Mais franchement, sans le système Epam, il m’aurait été impossible de monter une telle équipe en 10 ans !

www.roller-epam.com : Alors, à ton avis, quels sont tes qualités et tes défauts d’entraîneur ?
Arnaud : Pour les qualités, je dirai avant tout la rigueur. Sur les entraînements que j’assure, tout le monde travaille du début à la fin. Je ne laisse pas beaucoup de place pour autre chose que le travail en dehors des pauses obligatoires que je donne entre les éléments de temps en temps. Ensuite, je pense qu’une de mes qualités serait peut-être la polyvalence. Le fait que je sois en mesure d’entraîner en Imposées, en Libre, en Danse et en Couple Artistique me permet, je pense, d’apporter des compétences complémentaires à mes élèves. Mon plus gros défaut, ... je suis tout le temps en retard. C’est incroyable, il n’y a pas moyen de me sortir de ce fonctionnement. En fait, la question que se posent mes élèves n’est pas de savoir si je vais être en retard mais de combien de temps je vais l’être. Cela s’explique quand même en grande partie par une charge de travail énorme aujourd’hui mais quand même ...

www.roller-epam.com : Qu’est-ce que tu aimes le plus dans ce métier d’entraîneur et qu’est-ce que tu aimes le moins ?
Arnaud : Sans hésitation, ce que j’aime le moins, c’est la gestion des parents ! C’est insupportable. Cela passe de la Maman qui pense que deux cours par semaine sont beaucoup trop pour sa fille qui va rentrer en 6ème ... ! Au Papa qui voudrait que j’entraîne son fils tous les jours en cours particuliers. Cela passe par des parents fantômes qu’on ne voit jamais à ceux qui viennent presque sur la piste pour entraîner avec toi ! Certains se fichent complètement que leur fille soit championne de France, d’autres te téléphonent tous les 3 jours pour savoir si leurs enfants progressent bien. Parfois, les parents s’improvisent entraîneurs et viennent t’expliquer ton métier, sans aucun état d’âme ! Parfois on m’explique presque le contenu technique que je devrais mettre dans un programme ! D’autres encore viennent donner raison à leurs enfants devant toi, le meilleur moyen de te faire perdre toute crédibilité. Avec le temps, je suis de moins en moins patient avec ces attitudes et j’explose assez vite.

www.roller-epam.com : Pourtant, tu as bien besoin de tous ces parents bénévoles ?
Arnaud : Evidement, sans eux le club ne tournerait pas ! Mais heureusement, tous ne sont pas comme çà. Mais je préfère perdre des bénévoles que de supporter des comportements inacceptables. J’ai perdu beaucoup de bénévoles qui pensaient pouvoir bénéficier de faveurs sous prétexte qu’ils s’investissaient dans le club. C’est dommage mais au moins j’ai préservé le club en procédant ainsi.

www.roller-epam.com : Tu as la réputation d’être dur avec tes élèves aussi, c’est vrai ?
Arnaud : Il est vrai que je n’ai pas le profil d’un animateur de centre de loisir. Je l’ai fait plus jeune, je sais ce que c’est. Toutefois, je sais aussi m’adapter à un public. J’ai longtemps entraîné les groupes débutants et les patineurs qui ont suivi mes cours en gardent tous de très bons souvenirs. Pour ceux qui deviennent compétiteurs, je parlais de rigueur tout à l’heure, c’est tout. Je ne suis pas particulièrement dur dans la mesure où les patineurs se comportent correctement. Les règles sont simples : écouter, travailler, faire de son mieux.

www.roller-epam.com : Est-ce que tu as perdu des patineurs qui te trouvaient trop dur ?
Arnaud : Là aussi c’est assez étrange. Les patineurs vont souvent dire à leurs parents que je suis trop dur et, paradoxalement, ils vont se plaindre que je ne m’occupe pas assez d’eux ou râler si c’est un autre entraîneur que moi qui leur fait cours. Je pense qu’à un moment donné, ils s’habituent à une certaine rigueur dans le travail et ne supportent plus les entraînements trop « cool ». Ceci dit, oui, j’ai effectivement perdu quelques patineurs qui ne supportaient pas les exigences de la compétition, et une seule patineuse a changé de club en 10 ans parce qu’elle était en panique lorsqu’elle s’entraînait avec moi, pourtant je l’aimais bien et je n’ai jamais bien compris pourquoi elle était aussi impressionnée. Cela m’a fait un peu de peine même si ce n’était pas une patineuse de haut niveau.

www.roller-epam.com : C’est la seule fois qu’ une patineuse a quitté Epam pour un autre club ?
Arnaud : On a eu 1 ou 2 cas de déménagement suivi d’une mutation et une patineuse qui a été renvoyée en raison du comportement de la Maman sur la piste que nous avons envoyé vers un autre club voisin en Ile de France. En général, Epam a plutôt accueilli des patineurs, environ 20 ou 25 ont changé de club pour venir à Epam en 10 ans. En moyenne, cela en fait 2 ou 3 chaque année. Sans compter ceux qui sont en section sportive à Issy les Moulineaux ou ceux qui viennent s’entraîner à Epam en gardant leur licence dans leur club d’origine et qui sont de plus en plus nombreux.

www.roller-epam.com : Tu n’as toujours pas dit ce que tu aimais le plus dans ce métier d’entraîneur ?
Arnaud : C’est un tout. D’abord transmettre ma passion. Mais aussi la dimension éducative du sport en compétition qui apprend le goût de l’effort, l’envie de se battre, de se surpasser. C’est une bonne école de la vie. La dimension humaine est aussi importante. Contrairement à un professeur à l’école, je forme des athlètes de l’âge de 5 ou 6 ans jusqu’à l’âge adulte parfois ! Je les entraîne jusqu’à 5 ou 6 fois par semaine pour certain pendant 10 ans et peut – être plus. A la fin, cela ne se résume plus à une simple relation de patineur – entraîneur. On partage des joies, on surmonte des disputes, on partage un bon morceau de nos vies respectives lorsqu’on atteint le plus haut niveau international.
Une de mes premières élèves est la marraine de ma fille, cela n’est pas pour rien.

www.roller-epam.com : Merci Arnaud